Pour les jeunes
Quand il y a de la violence
Même si tu ne vois pas tout, la violence peut t’affecter.
Entendre des cris, sentir la peur, voir quelqu’un pleurer ou être blessé, vivre dans un climat tendu… tout ça compte.
Même si ça arrive quand tu n’es pas là, ton corps et ton cœur peuvent quand même le ressentir.
Et rappelle-toi : ce n’est jamais de ta faute.
Comment ça peut t’affecter
La violence peut toucher plusieurs parties de ta vie, par exemple :
- tes émotions (peur, colère, tristesse, confusion)
- ton sommeil
- ta concentration à l’école
- ta confiance en toi
- tes relations avec les autres
- ton sentiment de sécurité
Tu peux te sentir toujours sur le qui-vive, inquiet·ète, ou au contraire vouloir t’isoler.
Tout le monde ne réagit pas pareil
Chaque jeune est différent.
Certains sont très touchés, d’autres trouvent des façons de tenir bon.
Avoir au moins une personne qui t’écoute, te croit et te soutient peut vraiment aider.
Les éléments ci-dessous montrent des exemples de ce que des jeunes peuvent ressentir ou vivre quand il y a de la violence à la maison.
Chez les enfants :
- Maux de tête ou d’estomac
- Perte d’appétit
- Troubles du sommeil
- Retards de croissance
- Difficultés alimentaires
- Troubles de la vessie
- Cauchemars fréquents
- Difficulté à se sentir en sécurité
Chez les adolescents :
- Troubles du sommeil persistants
- Changements importants dans les habitudes alimentaires
- Fatigue
- Douleurs physiques sans cause médicale apparente
- Diminution de l’énergie
- Atteinte au bien-être général
Chez les enfants :
- Anxiété ou peur excessive
- Tristesse persistante
- Irritabilité ou crises de colère
- Difficulté à se concentrer
- Régression dans certains comportements (ex. succion du pouce, pipi au lit)
- Difficulté à jouer ou à interagir avec les autres
- Sentiment d’insécurité ou hypervigilance
Chez les adolescents :
- Anxiété ou inquiétudes constantes
- Symptômes dépressifs (tristesse, perte d’intérêt, isolement)
- Fluctuations importantes de l’humeur
- Difficultés de concentration ou baisse de rendement scolaire
- Sentiment de vide ou de détachement
- Pensées négatives ou perte d’estime de soi
- Comportements d’évitement ou retrait social
Chez les enfants :
- Agressivité
- Impulsivité
- Hyperactivité
- Réactions intenses ou violentes lors de conflits
- Désobéissance fréquente
- Difficulté à respecter les règles
- Retrait ou isolement
- Comportements de peur ou d’attachement excessif
- Difficulté à faire confiance aux adultes
Chez les adolescents :
- Agressivité ou comportements hostiles
- Impulsivité
- Réactions violentes lors de conflits
- Mensonge ou comportements d’opposition
- Désobéissance aux règles ou figures d’autorité
- Retrait social ou isolement
- Comportements de séduction inappropriés
- Comportements à risque ou autodestructeurs
Chez les enfants :
- Difficultés de langage (ex. bégaiement, retard de parole)
- Difficultés de concentration
- Troubles de la mémoire
- Difficultés d’apprentissage
- Difficultés de coordination motrice
- Régression dans certains acquis développementaux
Chez les adolescents :
- Difficultés de concentration persistantes
- Troubles de la mémoire
- Difficultés d’organisation ou d’apprentissage
- Baisse des capacités de traitement de l’information
- Difficultés motrices ou ralentissement psychomoteur
- Régression dans certaines compétences ou comportements
Chez les enfants :
- Difficultés de concentration en classe
- Problèmes d’attention
- Difficultés de mémoire
- Retard dans les apprentissages
- Difficultés à suivre le rythme scolaire
Chez les adolescents :
- Faibles performances scolaires
- Difficultés persistantes de concentration et d’attention
- Troubles de la mémoire
- Taux élevé d’absentéisme scolaire
- Difficulté à maintenir la motivation scolaire
- Décrochage ou désengagement scolaire
Chez les enfants :
- Difficulté à établir des relations avec les autres enfants
- Tendance à s’isoler
- Difficulté à faire confiance
- Peu ou pas d’ouverture sur leur vécu
- Difficulté à inviter ou fréquenter des amis à la maison
- Retrait dans les activités sociales ou de groupe
Chez les adolescents :
- Difficulté à maintenir des relations interpersonnelles significatives
- Isolement social ou retrait marqué
- Difficulté à s’ouvrir sur leur vécu
- Peu ou pas de réseau social de soutien
- Refus ou évitement des relations amicales ou familiales
- Signalement possible à la DPJ dans certaines situations
Intégration de modèles familiaux violents et apprentissages erronés dès l’enfance concernant les rôles des femmes et des hommes dans les relations intimes, ce qui peut influencer les relations futures.
*Tiré de l’atelier Enfants exposés et victimes de violence conjugale de la Maison Libère-Elles
Contacte-nous
819 827-4044
intervenantes@maisonlibere-elles.ca