La violence
Les formes de violence
La violence, c’est plus que des coups! Il existe plusieurs formes de violence. Malgré certaines croyances populaires, toutes les formes de violence sont destructrices et inacceptables. Il est aussi très rare qu’il y est qu’une seule forme de violence dans une relation abusive. Leurs présences sont parfois subtiles et difficiles à identifier. Voici des pistes pour les identifier dans ta vie et tes relations.
Si tu te poses des questions ou si certaines situations te font douter, n’hésite pas à nous contacter. Nous sommes là pour t’écouter et t’aider, de façon confidentielle.
La violence psychologique est la plus subtile, mais aussi la plus répandue.
Elle accompagne la plupart du temps toutes les autres formes de violence.
Humilier, rabaisser, dévaloriser, niaiser, contrôler, dominer ou isoler l’autre, faire des menaces, imposer à l’autre son point de vue et/ou ses goûts, ses valeurs, ses désirs, porter atteinte aux personnes qui lui sont chères, lui faire des reproches dans le but de détruire sa confiance, blesser moralement en insistant sur ses points faibles, rejeter sur l’autre la responsabilité de ses paroles, de ses gestes ou de ses attitudes, etc. Cette forme de violence est la plus difficile à identifier, tant pour l’entourage que pour la victime. Pourtant elle est aussi destructrice que les autres formes de violence.
La violence verbale est la plus banalisée.
Elle crée un sentiment d’insécurité et de peur et est utilisée pour intimider, humilier et contrôler l’autre. C’est injurier, insulter, crier des noms, hurler des ordres, sacrer après l’autre, lui dire des paroles vulgaires, etc. Elle a des effets destructeurs sur l’estime de soi et la confiance en soi.
La violence physique est la plus connue, la plus médiatisée et la plus visible.
La violence physique est considérée comme une voie de fait selon le Code criminel et peut faire l’objet d’une plainte à la police. C’est tout contact physique avec l’intention de dominer, d’agresser ou de faire peur à l’autre. Gifler, bousculer, donner un coup de poing, un coup de pied, frapper avec un objet, retenir l’autre contre son gré, saisir par les bras, le cou ou toute autre partie du corps, utiliser une arme, la tentative de meurtre ou le meurtre, etc. Mais c’est aussi, frapper sur quelque chose, lancer ou briser des objets, défoncer un mur ou une porte, claquer une porte, briser les objets que l’autre affectionne, blesser, frapper ou tuer un animal, tout geste dirigé vers un objet ou un animal avec l’intention d’intimider l’autre, etc.
La violence sexuelle est la plus taboue et la plus cachée.
Il s’agit de forcer la personne à s’engager dans toute forme d’activité sexuelle en utilisant l’intimidation, la force ou la menace. Cette agression peut être accompagnée de violence verbale ou physique et peut aussi se produire en « douceur » par chantage émotif, culpabilisation, menace ou autre. C’est attacher l’autre personne contre son gré afin d’obtenir un rapport sexuel, la pénétrer de force, l’injurier, l’humilier pendant un rapport sexuel, la prendre de force (viol conjugal), la brutaliser pendant un rapport sexuel, la harceler sexuellement, la forcer d’agir selon des fantasmes, refuser à l’autre des contacts sexuels dans le but de punir ou de contrôler, tout geste à connotation sexuelle sans le consentement de l’autre, etc.
La violence économique est la plus méconnue et pourtant très répandue.
La violence économique se traduit par l’utilisation des ressources financières pour nuire au bien-être d’une personne. Elle nuit à l’autonomie financière, même lorsque l’autre personne occupe un emploi. Elle a pour but d’augmenter la dépendance de la victime et son sentiment d’être inférieur à l’autre. Empêcher l’autre personne d’avoir son propre compte bancaire, faire en sorte qu’elle n’ait jamais d’argent de poche, la priver de toutes sources de revenus, encaisser les chèques personnels de l’autre sans son accord, contrôler le budget familial pour que l’autre ne connaisse pas les avoirs réels, obliger l’autre à s’endetter, la convaincre de mettre uniquement son nom sur le compte à payer sous prétexte d’avoir un mauvais crédit, emprunter de l’argent sans le remettre, ne jamais payer les coûts du logement, nourriture et pension alimentaire, empêcher ou obliger l’autre personne de détenir des avoirs et biens à son nom, obliger la personne à remettre la totalité de son salaire, allocation, etc., obliger l’autre à commettre une fraude, etc.
La cyberviolence est avec l’évolution constante de la technologie, de plus en plus présente et peut devenir omniprésente.
La cyberviolence est une forme de violence encore méconnue, mais de plus en plus fréquente et inquiétante. Elle peut prendre toutes sortes de formes et se perfectionne au rythme de la technologie. Elle rend la personne accessible à l’autre presque en permanence.
Exemples : harcèlement par messages textes, installer la géolocalisation pour la suivre en temps réel, fraude par Internet et par téléphone, création de faux comptes sur les réseaux sociaux, distribution d’images intimes sans consentement, atteinte à la réputation sur les réseaux sociaux, cyberintimidation, etc.
La violence sociale s’installe souvent tranquillement en début de relation et tend à s’intensifier avec le temps.
La violence sociale a pour but d’isoler la personne afin de la couper du monde extérieur et de l’éloigner des personnes qui pourraient l’influencer, la soutenir et l’aider. Exemples : contrôler les allées et venues, empêcher les contacts avec la famille et les amis, empêcher la personne de travailler ou d’aller à l’école, dénigrer les proches pour limiter ou arrêter les contacts, enlever ou limiter l’accès aux moyens de communication, empêcher de participer à des activités, etc.
La violence spirituelle s’attaque aux valeurs et aux croyances.
La violence spirituelle a pour but de contrôler les croyances et d’obliger l’autre à délaisser ou d’adhérer à des croyances qui ne sont pas les siennes. Il peut aussi s’agir d’imposer un changement de mode de vie. Exemples : contrôler les pratiques spirituelles ou religieuses, dénigrer les croyances, obliger des pratiques religieuses et des rituels extrêmes, menacer l’intégrité de l’honneur familiale si la personne ne se conforme pas adéquatement, etc.
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